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Imagerie des prolapsus périnéaux

Jean-François Lapray J Med Liban 2013 ; 61 (1) : 13-22.


In Lapray JF. Imagerie des prolapsus périnéaux. J Med Liban 2013 ; 61 (1) : 13-22.

RÉSUMÉ : La colpocystodéfécographie (CCD) et l’IRM dynamique (IRMd) avec déféco-IRM permettent d’une part l’alternance de la vidange et de la réplétion des organes creux, et d’autre part une poussée abdominale maximale attestée par la défécation. L’application en imagerie de ces deux principes dévoile les prolapsus masqués (en compétition défavorable) ou sous-stadifiés lors de l’examen clinique. Le respect d’une technique rigoureuse garantit des résultats presque équivalents pour les deux examens. Les avantages de la CCD sont l’obtention de clichés mictionnels et une meilleure analyse de la pathologie ano-rectale spécifique (intussuception, anisme) au prix d’une irradiation et d’un examen plus invasif. Les avantages de l’IRMd sont la visibilité permanente du compartiment péritonéal, des coupes dans les trois plans de l’espace et l’étude associée de la morphologie des organes pelviens et des moyens de soutien avec le défaut d’un examen encore actuellement en décubitus, et parfois d’échecs liés à l’impossibilité d’obtenir une défécation en décubitus.
Les résultats normaux et pathologiques (cystoptose, hystéroptose, élytrocèle, intussuception ano-rectale, périnée descendu et descendant, incontinence urinaire et anale) et les avantages et les limites respectives des différentes méthodes d’imagerie sont détaillés.
L’échographie dynamique par voie périnéale et introïtale reste plus limitée que la CCD et l’IRMd pour l’étude des colpocèles postérieures et surtout de la pathologie ano-rectale. L’échographie endoanale est l’examen de première intention du sphincter anal, et l’échographie introïtale et endovaginale est utile pour apprécier certaines complications de bandelettes sousurétrales et des prothèses.
Les examens d’imagerie morphologique et dynamique sont un complément essentiel de l’examen physique lorsque ce dernier ne permet pas d’analyser avec précision les raisons anatomiques de la plainte fonctionnelle exprimée par la patiente ou bien lors de la prise en charge des situations complexes notamment de récidive postopératoire.

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